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| Heïdi, Conseillère clientèle chez Blue Lagoon. Niveau 4 Initiateur FFESSM Divemaster PADI Instructor CMAS 1* Téléphone : 01 44 63 64 06 Contacter Heïdi |
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Le jardin tropical
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Vous avez envie de voir des hippocampes, des antennaires, et des tortues, ou de réviser vos cours de bio sur les éponges, alors courrez vite en Guadeloupe ! A l’ouest de Basse-Terre, du côté de Malendure, le parc naturel de la réserve Cousteau n’attend que vous. Epaves, tombants et patates de corail, il y en a pour tout le monde. Vous pourrez admirer une faune préservée entre deux apéros au planteur. Plongées et ambiance de rêve pour un séjour sous le soleil créole. |
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Le club des Ilets organise plusieurs rotations par jour, ce qui est très pratique pour combiner les plongées avec des balades terrestres ou pour pouvoir passer du temps avec d’éventuels non plongeurs. Chacun peut choisir les horaires de plongée qui l’intéressent. La plupart des plongées se font autour des Ilets Pigeon, situés en face de la plage et accessibles en 5 minutes de navigation. Des bouées de mouillage permettent aux bateaux de plongée de ne pas dégrader les fonds et facilitent la mise à l’eau. Accessibles dès le Niveau 1 ces sites, dont certains servent également pour les baptêmes, sont très faciles à plonger. A peine la tête sous l’eau, dès les premières secondes la diversité des formes, de taille et des couleurs des éponges saute aux yeux. Ici, et contrairement à la mer rouge, ce ne sont pas les coraux les stars du décor, mais les éponges qui sont absolument omniprésentes et magnifiques. Notre première plongée s’effectue à la Bouée Anticyclonique, on nous a prévenu : il y a un hypo pas loin du mouillage ! C’est parti pour la chasse (photographique évidemment) à l’hippocampe. Le briefing avait pourtant été précis, on nous avait indiqué précisément le bon caillou… Mais il faudra attendre l’aide secourable des moniteurs locaux qui ont bien plus l’œil, pour le voir, en pleine sieste apparemment, à moitié couché sur le sable dans à peine 9 mètres d’eau. Un plus loin, et plus profond, un autre attrait de la plongée réside dans la résurgence des sources d’eau chaude à 18 et à 23 mètres de profondeur, dans des cuvettes de sable noir. La différence de température trouble l’eau et il suffit de mettre les mains au-dessus pour se rendre compte de la chaleur dégagée par cette source sous-marine. Tout au long de la plongée d’ailleurs, les plus frileux peuvent mettre leurs mains dans le sable qui est tout chaud ! Dommage que ces sources soit déjà dans de l’eau à 28 °C… Un site comme ça aurait un succès fou en Méditerranée au mois d’avril ! Que ce soit à la Bouée anticyclonique, à la Piscine, à l’Aquarium, au Jardin de Corail ou Japonais, les poissons limes, coffres et anges accompagnent les pérégrinations des plongeurs. Moins habituelles, les timides marionnettes vous amuseront à rentrer et sortir de leur « maison-trou » à chacune de vos expirations. Côté macro, les crevettes de Petterson disputeront la vedette aux crevettes de Thor, entre deux hippocampes (mais attention là il faut avoir l’œil : rouge, noir ou jaune flashi, ils sont souvent bien cachés, mais sous votre nez !). |
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Depuis Malendure, les plongeurs ont également accès à plusieurs épaves. Que ce soit le Franjack, l’Augustin Fresnel ou le Gustavia, elles ont toutes été coulées volontairement pour servir de récif artificiel. Le club des Ilets vous les fera découvrir avec passion. La plus intéressante est le Gustavia, c’est aussi la première à avoir été coulée, en 1991, et elle est donc plus habitée que les autres. Reposant sur un fond de 40 mètres, elle est accessible à partir du niveau 2. Sur le sable, à la poupe, pensez à décoller un peu votre regard de la coque, un champ d’anguilles jardinières garde l’épave. La coque est recouverte d’éponges et la tôle abrite murènes, chevaliers ponctués et crevettes. Une tortue apprécie visiblement de faire un bout de chemin avec les plongeurs chanceux, et même de les rejoindre au palier jusqu’à ce qu’elle décide de retourner vaquer à ses occupations. C’est bien joli de buller au palier dans 3 mètres d’eau, mais au bout d’un moment on s’ennuie et le truc bien quand on est une tortue c’est qu’on peut redescendre… la chance ! |
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Pour continuer l’aventure après les plongées, n’hésitez pas à aller découvrir les Chutes du Carbet (quelques heures de marche selon la Chute choisie). Une matinée sans nuages sera aussi l’occasion de monter au sommet de la Soufrière, d’où vous jouirez d’une vue magnifique sur toute l’île. Vous pourrez également vous émerveiller devant les couleurs des fleurs tropicales au Jardin botanique de Deshaies ou allez vous réchauffer dans la source d’eau chaude de Bouillante, au pied de la falaise et face à la mer. Attention toutefois les jours de houle, l’eau de mer passe au-dessus des rochers et la cuvette naturelle est alors moins chaude que prévue. Enfin, apéros oblige, l’une des nombreuses distilleries traditionnelles de l’île vous accueillera pour une visite-dégustation. Celle de Damoiseau, au Moule, sur Grande Terre à gardé son ancien moulin à cannes à sucre. Les plongées à Malendure ne vous permettront sans doute pas de voir du très gros : ici ni raies manta, ni requins baleine, ni banc de requins marteaux. Mais elles vous permettront d’admirer les couleurs chatoyantes des éponges et de profiter d’une petite faune plus courante ici qu’ailleurs. Ce n’est certes pas les immenses tombants de la Mer Rouge, mais les hippocampes et les crevettes vous les feront bien vite oublier. Les balades terrestres et les visites à faire un peu partout sur l’île rendent cette destination idéale pour les vacances en famille ou avec des amis non plongeurs. L’ambiance chaleureuse et les barbecues créoles font le reste, vous n’aurez plus qu’un souci : un choix cornélien entre balade dans la jungle et plongée... |
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